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Stonehenge · Amesbury · Guide indépendant

Audioguide de Stonehenge,
cinq étapes, gratuites.

Un anneau de terre d’environ 100 mètres de diamètre, creusé vers 3000 av. J.-C., où l’on a dressé des sarsens vers 2500 av. J.-C. : les cinq étapes s’écoutent ici même, et Chiaro vous raconte le reste de la plaine de Salisbury à partir d’une photo.

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Créé par Chiaro. Sans lien avec Stonehenge.

9:41

L’auvent du centre d’accueil, avant la billetterie

Stonehenge, Amesbury

0:00 2:06
Étape 1 sur 5

Les cinq étapes · 12 minutes d’audio

Cinq lieux, un parcours,
dans l’ordre où vous les verrez.

L’audioguide gratuit de Stonehenge, à suivre à votre rythme, commence sous l’auvent du centre d’accueil, devant la billetterie et à deux kilomètres à l’ouest des pierres : la première étape se lance donc avant même que vous ayez montré un billet. Prenez la navette ou traversez à pied les champs du National Trust, et les quatre autres suivent le chemin des visiteurs autour du cercle de pierres, dans l’ordre des bornes numérotées du site : la pierre du Talon et l’Avenue au nord-est, l’anneau extérieur de sarsens et de linteaux au nord et à l’est, l’arrière du cercle et le Grand Trilithe au sud-ouest et à l’ouest, puis les réparations en béton et les repères des trous d’Aubrey au nord-ouest, là où le chemin repart vers le bus. Les cinq réunies font une dizaine de minutes d’écoute. Le trajet en navette prend de cinq à dix minutes, la marche de vingt-cinq à quarante ; ensuite, c’est une seule boucle sur le chemin.

Les dates, les mesures et les noms de cette page proviennent des pages d’histoire d’English Heritage et des transcriptions de ses visites audio, confrontées à Wikipédia avant la mise en ligne du 27 septembre 2026 ; chaque donnée garde la trace de la phrase sur laquelle elle s’appuie. Les horaires et les tarifs varient selon la saison, et même selon l’heure de la journée : english-heritage.org.uk donne les chiffres pour votre date. Si un agent sur le chemin vous dit autre chose, croyez-le, et prévenez-nous : nous préférons corriger une erreur que la laisser en place.

Étape 1 sur 5 · Centre d’accueil, l’espace d’orientation extérieur couvert au milieu du bâtiment, où se trouvent la billetterie et les portes du café, de la boutique et de l’exposition

L’auvent du centre d’accueil, avant la billetterie

Le cabinet d’architectes Denton Corker Marshall, pour English Heritage · Ouvert en décembre 2013 ; la route A344, qui longeait les pierres, a été fermée en juin 2013 · Auvent d’acier sur de fins poteaux inclinés, au-dessus de bâtiments bardés de bois et vitrés, à 2 km à l’ouest des pierres

À observer

  • L’auvent au-dessus de vous : une fine toiture d’acier sur de minces poteaux posés de biais, percée de petites ouvertures carrées. D’ici, on ne voit rien des pierres, et c’est justement pour cela que le bâtiment a été construit à deux kilomètres.
  • La billetterie, au milieu de l’espace couvert. Tout ce qui se trouve de ce côté, y compris cette première étape, se visite sans billet.
  • Le passage vers l’arrière du bâtiment, devant la boutique, d’où partent les navettes pour les pierres.
Transcription (2:06)

Avant de chercher les pierres, levez les yeux. Le toit au-dessus de votre tête est une mince feuille d’acier percée de petits trous carrés, portée par une forêt de fins poteaux gris plantés de biais, et depuis ce point le monument reste invisible. C’est voulu, et c’est récent. Jusqu’en 2013, le parking et la billetterie se trouvaient juste à côté du cercle, et une grande route, l’A344, passait à moins de trois mètres de la pierre du Talon. En 1993, une commission de la Chambre des communes a qualifié la manière dont Stonehenge était présenté au public de honte nationale. Il a fallu vingt ans pour y remédier. La route qui longeait les pierres a été fermée en juin 2013, défoncée puis rendue à l’herbe, et ce bâtiment, dû aux architectes Denton Corker Marshall, a ouvert en décembre de la même année, à deux kilomètres à l’ouest.

L’ancien parking avait déjà livré quelque chose de plus vieux que Stonehenge lui-même. Lors de son aménagement, dans les années 1960, les archéologues ont découvert quatre ou cinq énormes trous de poteaux qui avaient maintenu des troncs de pin d’environ trois quarts de mètre d’épaisseur. English Heritage les date d’entre 8500 et 7000 av. J.-C. Des chasseurs-cueilleurs marquaient cet endroit des milliers d’années avant que quiconque creuse le premier fossé.

Le terrain entre ici et les pierres a lui aussi son histoire, et presque personne dans la navette ne la connaît. Vous traversez l’emplacement d’un aérodrome de la Première Guerre mondiale. L’aérodrome de Stonehenge a ouvert en novembre 1917 pour donner aux pilotes et aux observateurs de bombardiers leur dernier entraînement avant le front de l’Ouest. Son camp de nuit, avec des hangars pour les bombardiers Handley Page, se trouvait près de l’actuel arrêt de Fargo Plantation, et son camp principal à peine à 300 mètres environ à l’ouest du cercle. On vous racontera peut-être que la Royal Air Force a demandé qu’on abatte les pierres, jugées dangereuses pour le vol à basse altitude. Cette histoire est apparue pour la première fois dans un imprimé en 1956, et quand Martyn Barber, de Historic England, a dépouillé les archives, il n’a rien trouvé pour l’étayer.

Ce qui a fait disparaître l’aérodrome, c’est une souscription publique. En 1927, un fonds dont le roi George V était le premier souscripteur a racheté l’aérodrome et les terres agricoles alentour ; le terrain est revenu au National Trust, et au début des années 1930 tous les bâtiments avaient été démontés. L’étendue d’herbe que vous allez découvrir a été payée par des gens qui voulaient que les pierres se dressent seules.

Étape 2 sur 5 · Champ du cercle de pierres, côté nord-est, au bord du chemin des visiteurs, à la borne 3 du parcours du site, « The Heel Stone and the Avenue » (la pierre du Talon et l’Avenue)

La pierre du Talon et l’extrémité de l’Avenue

Bâtisseurs de la fin du Néolithique ; l’Avenue ajoutée au début de l’âge du bronze · Pierre du Talon dressée lors de la phase 3 de Stonehenge, sans datation précise ; l’Avenue vers 2300 av. J.-C. · Sarsen brut d’environ 4,7 mètres de haut, plus 1,2 mètre enfoui, à 77,4 mètres du centre du cercle ; l’Avenue est un couloir d’environ 20 mètres de large

À observer

  • L’inclinaison. La pierre du Talon penche vers le cercle, de près de vingt-sept degrés par rapport à la verticale, et contrairement à toutes les pierres de l’anneau, elle n’a jamais été taillée.
  • Deux talus bas et parallèles de part et d’autre, distants d’une vingtaine de mètres, si l’herbe a été coupée : le dernier tronçon de l’Avenue, qui descend vers la rivière Avon.
  • La flèche de bronze scellée dans le sol, qui indique l’axe du lever du soleil au solstice d’été et du coucher au solstice d’hiver.
  • La pierre du Massacre (Slaughter Stone), couchée dans l’herbe en direction du cercle. Après la pluie, l’eau de ses creux peut paraître rouge à cause du fer contenu dans la pierre.
Transcription (2:14)

La grosse pierre qui penche au bord du chemin, toute seule, c’est la pierre du Talon, la Heel Stone, et c’est la seule ici que personne n’a façonnée. Tous les sarsens du cercle ont été lissés au percuteur. Celle-ci est une roche laissée à l’état naturel, qui gisait peut-être à cet endroit précis avant qu’on ne la dresse. Elle s’élève à environ quatre mètres soixante-dix jusqu’à sa pointe, avec encore un mètre vingt sous terre, et elle penche vers le cercle, de près de vingt-sept degrés par rapport à la verticale. English Heritage l’estime à environ 30 tonnes.

Regardez maintenant l’herbe de chaque côté. Si elle a été tondue, vous distinguerez deux talus bas et parallèles, à une vingtaine de mètres l’un de l’autre, qui descendent la pente en s’éloignant des pierres. C’est le dernier tronçon de l’Avenue, un ouvrage de terre de près de trois kilomètres reliant Stonehenge à la rivière Avon, aménagé vers 2300 av. J.-C. L’Avenue suit l’axe des solstices. Depuis l’intérieur du cercle, le jour du solstice d’été, le soleil se lève au-dessus de cette pierre, et le jour du solstice d’hiver il se couche dans la direction opposée, là où il devait autrefois être encadré par les deux montants du plus haut trilithe, de l’autre côté. Une flèche de bronze scellée dans le sol matérialise cet axe : cherchez-la à vos pieds.

Cet alignement n’est peut-être pas entièrement humain. Sous l’Avenue courent des crêtes et des ravines naturelles laissées par la dernière glaciation, et il se trouve qu’elles pointent dans la même direction. L’archéologue Mike Parker Pearson pense que les bâtisseurs les avaient remarquées, et que c’est pour cela que le monument se trouve ici. Jusqu’en 2013, une route passait par ce point, à moins de trois mètres de la pierre du Talon. Quand on a retiré le bitume, en 2013, on a découvert dessous les fossés de l’Avenue, intacts, qui filaient jusqu’au cercle.

Entre vous et les pierres, la longue dalle couchée dans l’herbe est la pierre du Massacre, la Slaughter Stone. Elle se dressait autrefois à l’entrée. Ce sont les visiteurs du dix-neuvième siècle qui l’ont baptisée ainsi, la prenant pour un autel sacrificiel, peut-être parce que l’eau de pluie devient rouge dans ses creux, à cause du fer de la pierre. Rien n’indique qu’on ait sacrifié qui que ce soit ici, et les druides auxquels pensaient ces visiteurs ont vécu plus de deux mille ans après la construction du monument. La pierre cachait pourtant une offrande. Quand William Hawley a fouillé à côté d’elle en 1920, il a trouvé dans sa fosse une bouteille de porto, laissée là par William Cunnington, qui avait fouillé le même trou plus d’un siècle auparavant.

Étape 3 sur 5 · Cercle de pierres, le chemin des visiteurs côtés nord et est, à la borne 4 du parcours du site, « The Stones » (les pierres)

Le cercle extérieur de sarsens et ses linteaux

Bâtisseurs de la fin du Néolithique, qui travaillaient au percuteur et au pic en bois de cerf avant l’arrivée du métal en Grande-Bretagne · Dressé vers 2500 av. J.-C. · Montants et linteaux de sarsen formant un anneau d’environ 30 mètres de diamètre, le dessus des linteaux à 4,9 mètres du sol ; les sarsens pèsent en moyenne 25 tonnes

À observer

  • La série de linteaux encore posés sur leurs montants. Stonehenge est le seul cercle de pierres au monde à en avoir.
  • Un montant qui a perdu son linteau : la bosse à son sommet est un tenon, qui s’emboîtait autrefois dans un creux taillé sous le linteau.
  • La différence de finition. Ce côté nord-est, tourné vers l’Avenue, a été travaillé plus finement que celui que vous verrez à l’étape suivante.
Transcription (2:45)

De ce côté du chemin, vous avez sous les yeux la portion la mieux conservée de l’anneau extérieur, et la première chose à remarquer, c’est ce qu’aucun autre cercle de pierres ne possède : des linteaux. Des pierres horizontales posées en travers du sommet des montants, toujours là où on les a placées vers 2500 av. J.-C. Stonehenge est le seul cercle de pierres au monde à en avoir.

Les bâtisseurs ont traité le sarsen comme du bois. Chaque montant était terminé par une saillie au sommet, un tenon, et chaque linteau avait sur sa face inférieure des creux, des mortaises, qui venaient coiffer ces saillies. Puis les linteaux étaient verrouillés les uns aux autres, bout à bout, par des assemblages à rainure et languette. Ce sont des assemblages de charpentier, taillés dans la pierre, à une époque où la Grande-Bretagne ne connaissait pas encore le métal. La mise en forme se faisait en martelant la surface avec des percuteurs, des blocs de sarsen, et les éclats de taille et les percuteurs cassés se retrouvent en quantité dans le champ au nord, où les pierres étaient façonnées. Trouvez un montant qui a perdu son linteau et vous verrez son tenon, une bosse à son sommet.

Regardez maintenant les formes. L’anneau mesure une trentaine de mètres de diamètre, et le dessus des linteaux se trouve à quatre mètres quatre-vingt-dix du sol. Les montants s’élargissent légèrement vers le haut, pour ne pas paraître s’amincir quand on lève les yeux, et les linteaux s’incurvent, très légèrement, pour suivre le cercle. Les faces tournées vers l’intérieur sont plus lisses que celles tournées vers l’extérieur. Un relevé au laser a montré que ce côté nord-est, celui qui fait face à l’Avenue et au chemin par lequel on arrivait, était le plus finement travaillé de tous. Celui qui l’a conçu savait où se tiendrait le public.

Pendant longtemps, on s’est contenté de dire que les sarsens venaient des Marlborough Downs. En 2020, une équipe dirigée par David Nash, de l’université de Brighton, a rattaché cinquante des cinquante-deux sarsens encore présents à une seule zone, West Woods, près de Marlborough, à environ vingt-cinq kilomètres au nord. La clé a été une carotte prélevée dans l’une de ces pierres lors de réparations en 1958, et qui n’avait été restituée que récemment.

En moyenne, un sarsen d’ici pèse vingt-cinq tonnes. Pour en dresser un, on creusait une fosse dont un côté était en pente, on garnissait la paroi du fond de pieux de bois, on faisait glisser la pierre jusqu’au bord et on la hissait à la verticale avec des cordes en fibres végétales, sans doute par-dessus un chevalet de bois en forme de A. Les linteaux ont probablement été montés sur des plates-formes de rondins, et les tenons retaillés en dernier, pour s’ajuster. English Heritage estime qu’il fallait des centaines de personnes sur place, et d’autres encore derrière elles pour cultiver la nourriture, garder les enfants, fabriquer les cordes et couper le bois.

L’anneau présente des brèches, et elles ne sont pas toutes anciennes. Lors d’une tempête, le dernier jour de 1900, l’un des montants extérieurs s’est effondré avec son linteau. Cette chute a suffisamment inquiété le propriétaire pour qu’il agisse, et elle a ouvert un siècle d’étaiements, de redressements et de béton que vous verrez de vos propres yeux à la fin de cette promenade.

Étape 4 sur 5 · Cercle de pierres, le chemin des visiteurs côtés sud-ouest et ouest, à la borne 6 du parcours du site, « The Back View » (la vue arrière)

L’arrière du cercle et le Grand Trilithe

Bâtisseurs de la fin du Néolithique ; pierres bleues réagencées au début de l’âge du bronze · Trilithes dressés vers 2500 av. J.-C. ; pierres bleues réagencées vers 2300 à 2200 av. J.-C. · Fer à cheval de cinq trilithes de sarsen de 13,7 mètres de large ; le plus haut montant conservé dépasse sept mètres, avec encore deux mètres et demi sous terre ; pierres bleues de 2 à 5 tonnes

À observer

  • La plus haute pierre, avec une saillie à son sommet : le seul montant du Grand Trilithe encore debout, à plus de sept mètres au-dessus de l’herbe.
  • Les brèches, et les faces plus frustes, moins équarries, des pierres de ce côté, comparées à celles du côté de l’Avenue.
  • Les pierres bleues, plus petites, dressées entre l’anneau extérieur et le fer à cheval, apportées du sud-ouest du pays de Galles.
  • Les buttes herbeuses sur l’horizon, derrière vous : des tumulus ronds de l’âge du bronze, élevés en vue des pierres.
Transcription (2:20)

Vous voici arrivé à ce qu’English Heritage appelle l’arrière du cercle. Les brèches sont plus nombreuses ici, et les pierres qui restent sont plus frustes, moins soigneusement équarries. L’une d’elles est bien plus courte et plus étroite qu’il ne l’aurait fallu pour porter un linteau. L’archéologue d’English Heritage Susan Greaney y voit un monument conçu pour être vu depuis l’Avenue : ce côté n’était pas celui par lequel on arrivait, alors il a reçu les pierres de second choix. Certains archéologues se demandent si l’anneau a jamais été achevé. Mais pendant l’été sec de 2013, des taches d’herbe grillée ont montré où des sarsens manquants se dressaient peut-être, et les pierres de ce côté ont été les premières à tomber ; certaines ont été concassées pour empierrer les routes.

Ces brèches sont la raison de s’arrêter ici, car elles ouvrent la vue sur le centre. À l’intérieur de l’anneau extérieur se dressait un fer à cheval de cinq trilithes, des paires de montants portant chacune son propre linteau, sur treize mètres soixante-dix de large, avec des pierres pesant jusqu’à cinquante tonnes. Le plus grand se trouvait à cette extrémité sud-ouest. Un seul de ses montants tient encore debout, et vous pouvez le repérer : c’est la plus haute pierre du monument, plus de sept mètres de haut avec encore deux mètres et demi dans le sol, et une saillie à son sommet, là où reposait le linteau. Le jour du solstice d’hiver, le soleil couchant devait apparaître entre cette pierre et sa voisine. En 1901, elle penchait dangereusement, et William Gowland l’a redressée et scellée dans le béton, en la déplaçant d’environ un demi-mètre par rapport à l’endroit où les bâtisseurs l’avaient posée.

Regardez au-delà, vers le centre, et vous distinguerez peut-être une longue dalle plate barrée par un sarsen tombé en travers. C’est la pierre de l’Autel, quatre mètres quatre-vingt-dix de grès d’un vert violacé. On l’a longtemps crue galloise ; en 2024, des chercheurs l’ont rattachée au bassin des Orcades, dans le nord-est de l’Écosse, à quelque six cent quatre-vingt-dix kilomètres d’ici.

Entre les anneaux se dressent les pierres bleues, plus petites, de deux à cinq tonnes chacune, venues des collines de Preseli, dans le sud-ouest du pays de Galles, à plus de deux cent quarante kilomètres.

Tournez maintenant le dos aux pierres. Les buttes herbeuses qui ponctuent l’horizon presque dans toutes les directions sont des tumulus ronds, des tertres funéraires élevés à partir de 2200 av. J.-C. ; on en compte plus de trois cents dans ce paysage, beaucoup sur les crêtes qui dominent le monument. Par temps clair, cherchez au-delà de la grande route une butte couronnée d’un petit buisson. C’est Bush Barrow, où deux antiquaires du début du dix-neuvième siècle ont découvert un homme enterré avec deux plaques d’or en forme de losange, une plaque de ceinture en or et un poignard de bronze orné de petits clous d’or.

Étape 5 sur 5 · Cercle de pierres, le chemin des visiteurs côté nord-ouest, là où il repart vers la navette, aux bornes 7 et 8 du parcours du site, « Aubrey Holes » (les trous d’Aubrey) et « Conservation and Restoration » (conservation et restauration)

Les réparations en béton et les repères des trous d’Aubrey

Bâtisseurs du Néolithique pour les trous d’Aubrey ; restaurateurs de l’Office of Works puis du Ministry of Works, de 1901 à 1964 ; restaurateurs d’English Heritage, en 2021 · Trous d’Aubrey vers 3000 av. J.-C. ; restaurations en 1901, 1919–1920, 1958–1959 et 1964 ; réparation au mortier de chaux en septembre 2021 · Un anneau de 56 fosses, chacune d’environ 1 mètre de large, à l’intérieur d’un talus et d’un fossé d’environ 100 mètres de diamètre ; fondations et remplissages en béton sous plusieurs sarsens

À observer

  • Le repère scellé dans le chemin et les deux autres dans l’herbe, de chaque côté : chacun indique l’emplacement de l’un des cinquante-six trous d’Aubrey, creusés il y a environ cinq mille ans.
  • Un bloc plat et sombre qui comble le creux au pied de l’une des grandes pierres intérieures : du béton de la restauration de 1958 à 1959, laissé visible exprès.
  • Les tenons au sommet des montants et les mortaises sous les linteaux, les assemblages qui tiennent l’anneau.
  • Les lichens qui dessinent des motifs sur les pierres, et que les restaurateurs ont contournés lors de la réparation des linteaux en 2021.
Transcription (2:14)

Regardez à vos pieds avant de regarder les pierres. Scellé dans le chemin, il y a ici un petit repère, et deux autres dans l’herbe, un de chaque côté. Chacun marque un trou creusé il y a environ cinq mille ans, qui fait partie d’un anneau de cinquante-six fosses courant juste à l’intérieur du talus, tout autour du monument, cinq cents ans avant l’arrivée de la moindre grande pierre. Ce qui s’y dressait, un poteau de bois ou une pierre, fait encore débat. Ce qu’on y a déposé ensuite, non. Dans ces trous et autour, ainsi que dans le fossé, les archéologues ont trouvé environ soixante-quatre sépultures à incinération, et English Heritage pense que jusqu’à cent cinquante personnes ont pu être inhumées ici. Cela en fait le plus grand cimetière de la fin du Néolithique des îles Britanniques. Les trous portent le nom de John Aubrey, qui les a relevés sur son plan du monument en 1666.

Les morts n’ont guère connu le repos depuis. William Hawley a exhumé les restes incinérés en 1920, a jugé qu’ils étaient sans intérêt et, en 1935, les a tous réenterrés ensemble dans un seul trou, le trou d’Aubrey 7. En 2008, on les a de nouveau déterrés. Plus de cinquante mille fragments se sont révélés appartenir à soixante-trois personnes, hommes et femmes presque à parts égales, avec des enfants parmi eux, et le strontium de leurs os suggère que beaucoup avaient vécu près des carrières de pierres bleues, au pays de Galles.

Regardez maintenant la base des pierres les plus proches. L’un des grands montants intérieurs a un bloc plat et sombre qui comble le creux à son pied. C’est du béton, coulé lors de la restauration de 1958 et 1959, et English Heritage le laisse bien en vue, exprès, parce que les réparations font elles aussi partie de l’histoire du monument. Il y a encore du béton sous l’herbe. Les restaurateurs ont redressé des pierres penchées à partir de 1919, remis debout le trilithe tombé en 1797, après 161 ans passés au sol, et sont revenus en 1964, après qu’une pierre extérieure a été renversée par le vent le matin du 10 mars 1963. L’intervention la plus récente a été plus douce. En septembre 2021, les restaurateurs ont remplacé le vieux ciment des linteaux, qui retient l’eau, par un mortier de chaux respirant, en prenant soin de ne pas abîmer les lichens.

Et la corde le long du chemin ? Les visiteurs ont pu se promener parmi les pierres jusqu’en 1978, quand le vandalisme et les graffitis ont fait fermer le cercle, et en 1984 quelqu’un l’a aspergé de peinture violette. Avec environ un million de visiteurs par an, explique English Heritage, le sol à l’intérieur se transformerait vite en bourbier. Près de la moitié de Stonehenge a désormais été fouillée. L’autre moitié dort encore sous le gazon, à quelques mètres de l’endroit où vous vous tenez.

Guide indépendant · Chiaro

Pointez Chiaro sur tout ce que vous voyez à Stonehenge.

Cinq étapes, autour d’un monument entouré de plus de trois cents tertres funéraires, d’un cursus et d’une avenue de trois kilomètres. Levez votre téléphone vers un tumulus sur la crête, une pierre coiffée d’une saillie ou la mortaise d’un linteau, et Chiaro vous explique ce que vous avez devant vous et qui l’a dressé, puis répond à la question que vous lui poserez ensuite.

Laquelle est la pierre du Talon ?Pourquoi ne peut-on pas marcher parmi les pierres ?Que sont les buttes sur la crête ?

Avant de partir

01

Y aller

Stonehenge, près d’Amesbury, Wiltshire, SP4 7DE. Tout le monde arrive par le centre d’accueil, fléché depuis l’A303, avec un accès par l’A360 ; le parking se trouve au bout de Loverose Way. La billetterie se dresse au milieu de l’espace couvert quand vous approchez du bâtiment, et c’est là qu’il faut écouter la première étape ; les pierres sont à 2 km, en navette ou à pied.

La gare la plus proche est celle de Salisbury, à 12 miles (19 km), avec une ligne directe depuis London Waterloo en une heure et demie environ et des trains réguliers depuis Bristol, Bath et Southampton. Un bus direct part toutes les heures du parvis de la gare, ou prenez un taxi sur place. En voiture, comptez environ deux heures depuis le centre de Londres, avec SP4 7DE pour le GPS ; le parking est payant pour les non-membres.

02

Billets et accès

  • Réservez en ligne avant minuit la veille pour profiter du tarif réduit, jusqu’à 15 % de moins ; vous pouvez encore acheter le jour même, en ligne ou à l’arrivée, au plein tarif. Les prix varient selon la date et l’heure : la page officielle des tarifs donne celui de votre créneau. La réservation vous attribue un horaire d’arrivée, et une fois entré, votre billet est valable toute la journée.
  • Un billet d’entrée générale permet de faire tout le tour du cercle par le chemin des visiteurs, jusqu’à 5 mètres des pierres par endroits, mais pas d’y entrer. Pour marcher parmi les pierres, il faut réserver à part une Stone Circle Experience, d’une heure, tôt le matin ou le soir en dehors des horaires normaux, et il n’y en a aucune en octobre ni en novembre. Les membres d’English Heritage et du National Trust (England) entrent gratuitement.
  • Les horaires d’ouverture changent au fil de l’année, et le site ferme plus tard en juin, juillet et août. Les derniers billets sont vendus bien avant la fermeture, pour laisser le temps de l’aller-retour jusqu’aux pierres : consultez le calendrier officiel pour votre date.
  • Il n’y a ni vestiaire ni abri près des pierres, et les sacs peuvent être contrôlés à l’arrivée : n’emportez que l’essentiel et habillez-vous pour une plaine exposée à tous les vents. À l’exception des chiens d’assistance, les chiens ne sont admis ni dans le champ du cercle de pierres ni dans la navette.
Billets officiels →
03

L’audioguide officiel

L’audioguide d’English Heritage est une application gratuite pour smartphone, sur l’App Store ou Google Play, en treize langues, avec des parcours consacrés au cercle de pierres, au paysage et à l’exposition, ainsi qu’un parcours en audiodescription en anglais. Les appareils ne sont plus loués sur place : téléchargez-la avant de partir et apportez des écouteurs. Cette page en est un complément plus court : cinq étapes choisies aux endroits où vous vous arrêterez vraiment, qui se lancent depuis une page web sans rien télécharger, chaque texte étant imprimé sous son lecteur pour les moments où le vent de la plaine couvre le son.

Site officiel →

Questions

Existe-t-il un audioguide gratuit de Stonehenge ?

Celui d’English Heritage est gratuit : une application pour smartphone en treize langues, qui couvre le cercle, le paysage et l’exposition ; il n’y a pas d’appareils sur place, alors apportez des écouteurs. Les cinq étapes de Chiaro sur cette page sont gratuites elles aussi et ne demandent aucun téléchargement : elles s’ouvrent dans le navigateur, à partir de la billetterie du centre d’accueil.

Peut-on écouter l’audioguide de Stonehenge sans billet ?

La première étape, oui. Elle se joue sous l’auvent du centre d’accueil, à côté de la billetterie, et ne décrit rien qui demande un billet pour être vu. Les quatre autres suivent le chemin des visiteurs autour du cercle de pierres, accessible avec l’entrée générale, et chaque texte est imprimé sous son lecteur si vous préférez les lire chez vous.

Combien coûte l’audioguide officiel de Stonehenge ?

Rien. L’audioguide d’English Heritage se télécharge gratuitement sur l’App Store ou Google Play, en treize langues, et le texte intégral de ses parcours est publié en PDF sur le site. Les appareils ne sont plus loués sur place : il vous faut votre propre téléphone et des écouteurs.

Peut-on entrer dans le cercle de pierres de Stonehenge ?

Pas avec un billet d’entrée générale. Pendant les horaires normaux, tout le monde reste sur le chemin des visiteurs, qui fait le tour complet et passe par endroits à environ 5 mètres des pierres. Pour entrer, il faut réserver une Stone Circle Experience, une heure tôt le matin ou le soir en dehors des horaires normaux, avec des places très limitées et aucune en octobre ni en novembre.

Par où commencer à Stonehenge, et comment rejoindre les pierres ?

Par le centre d’accueil, seule entrée du site, à 2 km à l’ouest des pierres. Les navettes partent toutes les quelques minutes devant la boutique et mettent de cinq à dix minutes ; vous pouvez aussi rejoindre les pierres à pied par les champs du National Trust, en 25 à 40 minutes. Écoutez la première étape avant de partir ; la pierre du Talon, deuxième étape, se trouve près du début du chemin qui fait le tour du cercle.

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Créé par Chiaro. Sans lien avec Stonehenge.