Musée Marmottan Monet · Paris · Guide indépendant
Audioguide du musée Marmottan Monet,
cinq étapes, gratuites.
Les cinq pistes de cette page s’écoutent dans n’importe quel navigateur. Le musée conserve plus d’une centaine de toiles de Monet et la plus grande collection Berthe Morisot au monde, et Chiaro vous raconte n’importe quelle œuvre de la maison à partir d’une photo.
Créé par Chiaro. Sans lien avec le musée Marmottan Monet.
Portrait de la duchesse de Feltre et de ses enfants
Musée Marmottan Monet, Paris
C’était la partie gratuite
À partir d’une photo, Chiaro raconte le musée Marmottan Monet œuvre par œuvre.
Les cinq étapes · 12 minutes d’audio
Cinq étapes, un parcours,
dans l’ordre où vous les verrez.
C’est par une série de dons que la maison de Paul Marmottan est devenue celle de l’impressionnisme, et cet audioguide du musée Marmottan Monet vous les fait parcourir un à un. On commence dans les salons Empire meublés par Paul Marmottan, devant l’immense portrait de famille peint par Fabre en 1810 ; on passe ensuite à la collection Berthe Morisot, pour le portrait d’Eugène Manet peint pendant leur voyage de noces et pour Le Cerisier ; puis on descend à la salle Monet, construite sous le jardin et ouverte en 1970, pour Le Train dans la neige et, en dernier, Impression, soleil levant. Les enregistrements durent une dizaine de minutes au total. Tout tient dans un seul hôtel particulier : on passe d’une étape à l’autre en quelques minutes, et en prenant le temps de regarder, la visite dure environ une heure.
Chaque affirmation a été vérifiée deux fois, d’abord dans la notice que le musée consacre à chaque œuvre, puis dans une seconde source indépendante, pour la dernière fois le 25 septembre 2026. Les tableaux quittent parfois la maison, Impression, soleil levant compris, et le musée ne publie aucun numéro de salle, seulement ses collections et la salle Monet. Si ce qui est accroché devant vous ne correspond pas à ces notes, c’est le cartel à côté du cadre qui a raison, pas nous, et un message suffit pour que la page soit corrigée.
Étape 1 sur 5 · Salons Empire de l’hôtel de Paul Marmottan
Portrait de la duchesse de Feltre et de ses enfants
François-Xavier Fabre · 1810 · Huile sur toile, 227 × 276 cm
À observer
- Alphonse, le petit garçon à droite en costume oriental, qui brandit un masque à grosse moustache pour effrayer sa petite sœur Elphride, la seule des quatre enfants à ne pas être déguisée.
- Les deux aînés, à gauche, en troubadours : toque à plumes, pourpoint à crevés, bottes de mousquetaire à revers, tous les clichés du Moyen Âge à la fois.
- La signature et la date en bas à gauche, Fs Xs Fabre 1810, l’année où cette famille fut exposée au Salon.
Transcription (2:12)
Commencez par le rouge. Une robe de velours, un canapé vert bordé d’or, de lourds rideaux verts ouverts sur un paysage, et quatre enfants disposés autour de leur mère comme à la parade. La toile mesure plus de deux mètres vingt-cinq de haut et près de trois de large, et elle a été peinte pour être vue au Salon de 1810, quand l’Empire de Napoléon est à son apogée.
La femme est l’épouse d’Henri Clarke, duc de Feltre, ministre de la Guerre de Napoléon. Le peintre, François-Xavier Fabre, est un élève de Jacques-Louis David qui a passé la Révolution à Florence, et il a sans doute rencontré Clarke en Toscane, où celui-ci était ambassadeur de France. Au même Salon, Fabre expose un portrait en pied du duc lui-même, commande officielle, et un portrait du fils aîné peint à Florence en 1802. Le père, l’héritier et ce groupe familial sont accrochés ensemble.
Passez maintenant les enfants en revue, de gauche à droite. Edgar, né en 1799. Arthur, né en 1802. La petite fille debout sur le canapé, que sa mère tient, c’est Elphride, la fille unique, née en 1808. Et le garçon à droite, c’est Alphonse, né en 1806. Tous les enfants sont déguisés, sauf la fillette. Les deux aînés sont costumés en troubadours, avec une toque à plumes à la mode d’Henri IV, des pourpoints à crevés et à lacets et des bottes de mousquetaire à revers. Alphonse porte un costume oriental, et il brandit un masque à grosse moustache pour faire peur à sa sœur. Regardez son visage à elle. C’est la seule plaisanterie de tout le tableau.
Tout le reste est d’un sérieux absolu, et c’est voulu. Le musée voit dans ce genre de portrait une vitrine de la nouvelle noblesse de Napoléon : des familles nombreuses, beaucoup de fils, prêts à hériter de titres qu’on venait tout juste d’inventer. Clarke reçoit le sien en 1809, après avoir contribué à repousser un débarquement britannique à Walcheren, aux Pays-Bas. Cinq ans plus tard, il fait partie des généraux qui poussent Napoléon à abdiquer, et le roi Louis XVIII le fait pair de France.
Celui qui a fait entrer ce tableau dans la maison, c’est Paul Marmottan, historien du Consulat et de l’Empire, qui a redécoré sa demeure en style Empire et acheté ce portrait pour meubler l’un de ses salons. En 1886, il écrivait que les peintres de son temps ne dessinaient plus, ils esquissaient, et ne peignaient plus, ils brossaient. Il visait les impressionnistes. Leur tableau le plus célèbre est aujourd’hui accroché sous son jardin.
Étape 2 sur 5 · Collection Berthe Morisot
Eugène Manet à l’île de Wight
Berthe Morisot · 1875 · Huile sur toile, 38 × 46 cm
À observer
- Eugène lui-même, calé contre le bord gauche, canotier sur la tête, vu de profil. Morisot laisse moins de place à son jeune mari qu’à la vue.
- Les pots de fleurs rouges sur l’appui de la fenêtre et, au-delà de la balustrade, des silhouettes en blanc et des bateaux sur l’eau de Cowes.
- La vitre. Le châssis de la fenêtre et le voilage à droite sont peints comme de la lumière qui passe au travers, et c’est cela, selon le musée, qui l’intéressait vraiment.
Transcription (2:10)
L’homme au chapeau de paille est collé contre le bord gauche de la toile, de profil, les yeux tournés vers l’extérieur. Sa femme l’a peint depuis l’autre bout de la pièce. Ils étaient mariés depuis quelques mois à peine.
Berthe Morisot épouse Eugène Manet le 22 décembre 1874, en l’église Notre-Dame-de-Grâce de Passy, ce même ancien village aux portes de Paris où se trouve ce musée. Eugène est l’un des frères du peintre Édouard Manet. Morisot avait rencontré Édouard en 1868 dans les salles du Louvre, où elle travaillait comme copiste, et elle a souvent posé pour lui. Mais ce n’est pas une débutante qui entre par le mariage dans une famille de peintres. Elle expose au Salon officiel depuis 1864, et plus tôt dans l’année 1874, elle a accroché ses œuvres à la première exposition impressionniste, aux côtés de Monet. Eugène l’encourage à continuer, et après le mariage elle expose toujours sous son nom de jeune fille.
Cette petite toile, trente-huit centimètres sur quarante-six, a été peinte pendant leur voyage de noces en Angleterre, dans le salon du Globe Cottage Hotel, à Cowes, sur l’île de Wight. C’est le premier tableau qu’elle ait fait de lui, et il ne posait pas souvent pour elle.
Regardez maintenant où elle l’a placé, et où elle a mis son attention. Lui n’a droit qu’à une mince bande à gauche. Tout le reste appartient à la fenêtre : les fleurs rouges dans leurs pots sur l’appui, la balustrade, deux silhouettes en blanc qui passent, les bateaux sur l’eau au-delà. Et la vitre elle-même, avec le châssis et le voilage à droite, peinte comme un voile de lumière à travers lequel on regarde, plutôt qu’une chose qu’on regarde. Pour le musée, la figure n’a jamais vraiment été le sujet. Le sujet, c’était la vue.
Certains historiens lisent dans cette mise en place quelque chose de plus aigu. Dans les années 1870, une femme était bien moins libre qu’un homme de s’installer pour peindre dans l’espace public ; alors Morisot peint le port animé depuis une chambre d’hôtel, derrière un rideau, et c’est son mari qu’elle charge de regarder dehors. Le tableau ne s’en plaint pas. Il vous montre simplement la pièce d’où elle devait travailler, et tout ce qu’elle a réussi à faire entrer du monde par une seule fenêtre.
Si l’on peut voir ce tableau, et tant d’autres d’elle, en un seul endroit, ce n’est pas un hasard. Morisot a relativement peu vendu de son vivant, si bien qu’elle est rare aux cimaises de la plupart des musées. Ici, ses descendants ont légué au musée la plus grande collection de son œuvre au monde.
Étape 3 sur 5 · Collection Berthe Morisot
Le Cerisier
Berthe Morisot · 1891 · Huile sur toile, 154 × 84 cm
À observer
- La jeune fille en rose en haut de l’échelle, le bras levé dans les branches. Au départ, c’était Julie, la fille de Morisot ; elle a été achevée d’après un modèle professionnel.
- La jeune fille en dessous, au chapeau de paille, qui lui tend le panier. C’est Jeannie Gobillard, la cousine de Julie.
- Le format de la toile, plus d’un mètre cinquante de haut pour seulement 84 centimètres de large, si bien que l’œil grimpe du panier jusqu’aux cerises.
Transcription (2:06)
Votre regard monte dans ce tableau comme la jeune fille monte à l’échelle. La toile est haute et étroite, plus d’un mètre cinquante de haut pour seulement quatre-vingt-quatre centimètres de large, et tout y grimpe : l’échelle bleue, la robe rose, le bras qui plonge dans le feuillage, et tout en haut, les cerises.
Le musée y voit la composition la plus ambitieuse de Berthe Morisot, et elle lui a demandé deux ans. Elle la commence en 1891 à la campagne, à Mézy, dans une maison que la famille appelait la Maison Blotière, avec sa fille Julie qui pose à la saison des cerises. Julie, c’est la jeune fille sur l’échelle. En dessous, au chapeau de paille, celle qui tend le panier, c’est la cousine de Julie, Jeannie Gobillard.
Morisot travaille d’abord sur le motif, une petite esquisse peinte et plusieurs dessins, puis elle rapporte la composition à Paris pour l’achever. Là, un problème se pose. Julie est adolescente et rarement disponible, alors sa mère la remplace par un modèle professionnel, Jeanne Fourmanoir. Regardez la jeune fille sur l’échelle en gardant cela en tête : la pose et la robe rose ont commencé comme le portrait d’une fille et ont été achevées d’après une inconnue.
Elle a peint deux grandes versions de cette scène, et celle que vous avez devant vous passe pour la plus aboutie. Renoir lui conseille de l’envoyer au Salon du Champ-de-Mars, et elle y songe un temps. Finalement, le tableau n’est montré au public qu’en 1896, lors d’une rétrospective chez le marchand Durand-Ruel. Morisot était morte l’année précédente, en 1895, d’une pneumonie. Julie avait seize ans, et comme son père était mort trois ans plus tôt, elle se retrouvait orpheline.
Les deux cousines de ce tableau se sont mariées le même jour. En mai 1900, Julie épouse le peintre Ernest Rouart et Jeannie le poète Paul Valéry, lors d’un double mariage à Passy. Leurs familles sont restées dans ce quartier de Paris, le seizième arrondissement, et quand le musée a ouvert en 1934, elles sont venues à l’inauguration en voisines. Ce sont les descendants Rouart qui ont finalement fait entrer ici les tableaux de Morisot, par un legs de 1993.
Ainsi, la jeune fille au panier et celle de l’échelle ont fini par vivre dans le même arrondissement que la maison où leur tableau est aujourd’hui accroché. Regardez une dernière fois le haut de la toile, où le rouge des fruits pique le vert de petites touches rapides, posées d’un seul coup de pinceau : c’est la dernière chose que l’œil atteint en montant.
Étape 4 sur 5 · Salle Monet, niveau inférieur (collection Claude Monet)
Le Train dans la neige. La locomotive
Claude Monet · 1875 · Huile sur toile, 59 × 78 cm
À observer
- Les deux phares jaunes et la touche de rouge à l’avant de la machine, la seule couleur chaude d’un tableau fait de gris et de blancs.
- La fumée. Elle occupe presque tout le ciel, et le musée la cite comme une étude de tons particulièrement subtile.
- La signature en bas à droite, Claude Monet 75, tracée dans la neige à côté de la palissade.
Transcription (2:07)
Ciel gris, fumée grise, neige grise, et puis deux petites lumières jaunes qui foncent sur vous à travers la brume. Tout le secret de ce tableau est là, et il faut une seconde pour le remarquer. Presque tout ici est une nuance de blanc ou de gris brun, et Monet a réservé la seule couleur chaude à l’avant de la locomotive : une pointe de rouge et deux touches de jaune pour les phares.
C’est la gare d’Argenteuil, la ville au bord de la Seine, juste à côté de Paris, où Monet s’est installé avec sa famille en 1871. C’était sa gare de tous les jours, et il l’a peinte debout sur le quai. Pendant l’hiver 1874-1875, il réalise une série de seize paysages de neige autour d’Argenteuil, pour la plupart des scènes rurales paisibles. Celui-ci détonne. Son sujet, c’est une machine.
Deux ans plus tard, en 1877, Monet peindra la gare Saint-Lazare à Paris encore et encore, la vapeur, le fer et le verre, et le musée voit dans ce tableau la première annonce de cette série. Regardez comment il le construit. La palissade et la rangée d’arbres nus longent le quai sur la droite et entraînent votre regard vers le train, et c’est la fumée qui fait l’essentiel du travail : elle monte jusqu’à remplir le ciel, au point qu’on distingue à peine où finit le nuage et où commence le souffle de la machine. Le musée qualifie le traitement de ce ciel d’étude de tons particulièrement subtile. Et c’est un sujet très moderne pour 1875 : un horaire, un trajet quotidien, des voyageurs qui attendent sur un quai glacé.
Le premier propriétaire du tableau était un médecin, Georges de Bellio, l’un des tout premiers collectionneurs à soutenir Monet. Il l’achète en 1876, et il y tient tant qu’il dit à Monet de le lui vendre ou de le garder lui-même, de peur qu’il ne tombe entre les mains d’un imbécile. En 1883, il le prête à une exposition Monet chez le marchand Durand-Ruel.
Puis le tableau est arrivé ici, par le même chemin que le plus célèbre tableau de la maison. En 1940, la fille de Georges de Bellio, Victorine, et son mari, Eugène Donop de Monchy, donnent au musée onze toiles impressionnistes de la collection paternelle. Celle-ci en faisait partie. Impression, soleil levant aussi. Avant d’aller la chercher, baissez les yeux vers le coin inférieur droit, où Monet a signé et daté celle-ci dans la neige : Claude Monet, soixante-quinze.
Étape 5 sur 5 · Salle Monet, niveau inférieur (collection Claude Monet)
Impression, soleil levant
Claude Monet · 1872 · Huile sur toile, 50 × 65 cm
À observer
- Le soleil orange et la traînée brisée de son reflet sur l’eau. Selon le musée, Monet les a ajoutés en dernier, en achevant le tableau.
- Les barques sombres des passeurs au premier plan, chacune en quelques coups de pinceau, ajoutées elles aussi à la fin.
- Les grues, les cheminées et les mâts du port du Havre, à peine visibles dans la brume gris-bleu à l’arrière-plan.
- La signature en bas à gauche, Claude Monet, avec la date 72 ajoutée après coup.
Transcription (2:55)
Il est plus petit qu’on ne l’imagine. Cinquante centimètres sur soixante-cinq, une brume gris-bleu avec un seul disque orange brûlant, et une traînée orange sur l’eau en dessous. Tout un mouvement de la peinture tient son nom de cette toile.
C’est une vue du Havre, la ville portuaire où Monet a grandi. Vers novembre 1872, il loge à l’hôtel de l’Amirauté, et de la fenêtre de sa chambre, il regarde vers le sud-est, au-dessus de l’avant-port, au petit matin. On retrouve la structure si on la cherche. Le quai au Bois à gauche, le quai Courbe à droite, où l’on faisait des travaux, et au milieu, l’entrée de l’écluse qui laissait passer les transatlantiques vers le bassin de l’Eure. Grues, cheminées et mâts se dressent dans la brume d’automne. Regardez ensuite le premier plan, les barques des passeurs, puis le soleil et son reflet. Selon le musée, ils ont été ajoutés en dernier, quand Monet achevait le tableau, et l’ensemble a été peint en quelques heures.
Ce matin-là a depuis été daté avec précision. En 2014, un astronome, Donald Olson, et ses collègues se sont servis de la position du soleil, des tables de marée du port, d’anciens relevés météorologiques et de la direction de la fumée dans le tableau pour le dater du 13 novembre 1872, vers huit heures moins vingt-cinq du matin.
Le nom est venu en 1874. Monet et ses amis, écartés du Salon officiel, organisent leur propre exposition dans l’ancien atelier du photographe Nadar, et Monet envoie ce tableau. Quand on lui demande un titre pour le catalogue, il estime que cela ne peut vraiment pas passer pour une vue du Havre, et il l’appelle Impression. Un critique conservateur, Louis Leroy, va rendre compte de l’exposition pour le journal satirique Le Charivari et saute sur l’occasion. Son article du 25 avril 1874 s’intitule L’Exposition des impressionnistes, et il se veut une insulte. Quelques jours plus tard, un critique mieux disposé, Jules Castagnary, reprend le mot comme un éloge, et il reste attaché à tout le groupe.
L’ironie de l’endroit où vous vous tenez est difficile à surpasser. Ce musée appartient à l’Académie des beaux-arts, l’institution qui avait écarté ces peintres du Salon, et il a été fondé sur la collection de Paul Marmottan, qui avait écrit contre eux. Puis, en 1940, Victorine Donop de Monchy, dont le père, le docteur Georges de Bellio, avait été l’un des premiers soutiens de Monet, donne au musée ce tableau et dix autres toiles impressionnistes. Depuis ce jour, l’Académie possède le tableau qui a donné leur nom à ses anciens ennemis.
Il n’a pas toujours été là. Le 27 octobre 1985, en plein jour, cinq hommes armés et masqués entrent dans le musée et emportent neuf tableaux, celui-ci parmi eux. On les retrouve cinq ans plus tard, en décembre 1990, dans une petite villa en Corse, et le tableau reprend sa place au mur en 1991. Plus récemment, il a voyagé, cette fois officiellement : au musée d’Orsay pour le printemps 2024, puis à la National Gallery of Art de Washington jusqu’en janvier 2025.
Avant de le quitter, approchez-vous du coin inférieur gauche. La signature indique Claude Monet, et la date à côté, soixante-douze, a été ajoutée plus tard. Le tableau qui sert d’acte de naissance à l’impressionnisme n’a reçu sa propre date qu’après coup.
Guide indépendant · Chiaro
Pointez Chiaro sur tout ce que vous voyez au musée Marmottan Monet.
Cette page s’arrête à cinq tableaux, le musée non. Photographiez un panneau tardif des Nymphéas, le portrait de Monet par Renoir ou une miniature médiévale de la collection Wildenstein : l’application vous en raconte l’histoire, jusqu’à la famille dont le don l’a fait entrer dans la maison, puis répond à voix haute à vos questions.
Avant de partir
Y aller
2, rue Louis-Boilly, 75016 Paris, en lisière du jardin du Ranelagh, à Passy. On entre par le vestibule rond de style Empire qui servait autrefois de hall d’entrée à Paul Marmottan.
Métro ligne 9, stations La Muette ou Ranelagh, ou RER C, gare de Boulainvilliers. Les bus 22 et 52 s’arrêtent à La Muette–Boulainvilliers, les 32 et 70 à Louis Boilly ou Ingres, et le 63 à Porte de la Muette. En voiture, le parking Vinci Park Passy se trouve au 78, rue de Passy.
Billets
- Pas le lundi : les portes restent fermées toute la journée, comme le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. Du mardi au dimanche, c’est ouvert de 10 h à 18 h, dernière entrée à 17 h.
- Le jeudi, nocturne jusqu’à 21 h, avec les dernières entrées à 20 h. Quel que soit le jour, les salles commencent à être évacuées quinze minutes avant la fermeture.
- La réservation n’est pas obligatoire. Un billet acheté en caisse n’est valable que le jour de l’achat ; un billet en ligne est associé à un créneau d’entrée de quinze minutes, vous évite la file de la billetterie, doit être imprimé ou présenté sur votre téléphone, et n’est ni échangeable ni remboursable.
- Vous allez aussi à Giverny ? Un billet couplé avec la Fondation Monet à Giverny coûte 27 €, ou 16 € pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 25 ans.
L’audioguide officiel
L’audioguide du musée se loue à l’accueil pour 4 € ; il couvre les collections permanentes et l’exposition temporaire, et pour l’exposition en cours il est proposé en français et en anglais. Les cinq pistes de cette page sont gratuites, et pour n’importe quelle autre toile d’une collection qui compte plus d’une centaine de Monet, une photo suffit à l’application Chiaro.
Site officiel →Questions
Existe-t-il un audioguide gratuit du musée Marmottan Monet ?
Vous y êtes : c’est cette page. Cinq enregistrements, du portrait Empire de Fabre à Impression, soleil levant, se lancent directement depuis cette page, avec le texte intégral imprimé sous chacun. Pour le reste d’une collection qui compte plus d’une centaine de Monet, photographiez l’œuvre et l’application Chiaro vous la raconte.
Combien coûte l’audioguide officiel du musée Marmottan Monet ?
4 €, en plus du billet d’entrée. Il couvre les collections permanentes et l’exposition temporaire, et la page de l’exposition en cours, Histoires de paysages, l’annonce en français et en anglais.
Où se trouve Impression, soleil levant au musée Marmottan Monet ?
Avec la collection Monet, dans la salle Monet, la grande salle aménagée au niveau inférieur sous le jardin et ouverte en 1970. Le musée ne numérote pas ses salles, et le tableau est prêté de temps à autre : en 2024, il est parti au musée d’Orsay, puis à Washington.
Le musée Marmottan Monet est-il fermé le lundi ?
Oui, tous les lundis, ainsi que le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. Le reste de la semaine, il ouvre à 10 h et ferme à 18 h, sauf le jeudi, où il reste ouvert jusqu’à 21 h.
Quel est le prix d’entrée du musée Marmottan Monet ?
Le billet plein tarif coûte 14 €, et les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 25 ans paient 9 € ; les deux donnent accès à l’exposition temporaire. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 7 ans, ainsi que pour les visiteurs handicapés et leur accompagnateur, les demandeurs d’emploi, les enseignants et les étudiants en histoire de l’art, sur justificatif.
Combien de temps faut-il pour visiter le musée Marmottan Monet ?
Comptez environ une heure pour ce parcours en cinq étapes, dont une dizaine de minutes d’écoute. La maison est compacte, trois niveaux dont la salle Monet en sous-sol, si bien qu’une visite complète, exposition en cours comprise, tient sans peine en deux heures.
Plus d’audioguides
Créé par Chiaro. Sans lien avec le musée Marmottan Monet.